Du lundi 3 octobre au dimanche 9 octobre a lieu la 4ème édition de la semaine pour l’égalité professionnelle. Lancée en 2013 par Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre des droits des femmes, l’objectif de cette semaine est de créer un temps fort d’échange et de sensibilisation à la réalité de la situation en matière d’égalité femmes – hommes dans le monde du travail.

Semaine de l'égalité professionnelle

En 2016, le constat est encore loin d’être égalitaire :

  • La ségrégation des métiers n’a pas évolué : 50 % des femmes se concentrent sur 12 familles de métiers, et 50 % des hommes se concentrent sur 20 familles de métiers;
  • Les inégalités salariales sont toujours une réalité : les femmes gagnent 27 % que leurs homologues masculins, (tous contrats confondus – taux horaires bruts);
  • Les actions en faveur de l’articulation entre la vie professionnelle et la vie personnelle et familiale ne permettent toujours pas une égalité réelle des tâches domestiques : 80 % des tâches domestiques sont réalisées par les femmes.
  • Etc.

le-sexisme-au-travail

Par ailleurs, le sexisme au travail est au coeur des actions, car l’édition 2016 s’inscrit pleinement dans le plan de mobilisation contre le sexisme, « Sexisme pas notre genre ! » (dont nous vous avons déjà parlé).

 

Face à ce constat, la ministre, Laurence Rossignol, a profité de cette édition pour lancer, mardi 4 octobre, le premier plan interministériel à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (P.I.E.P.). L’objectif est de créer une « culture de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes dans le monde du travail », en faisant de la problématique un axe de travail transversal à tous les ministères. Les actions porteront autour de 3 priorités :

  • « Lutter contre les stéréotypes sexistes et encourager la mixité professionnelle« , avec, notamment, un objectif de 33 % de métiers mixtes en 2025 (contre 12 % en 2014) ;
  • « Accompagner le dialogue social et la mise en oeuvre de la loi pour assurer l’égalité professionnelle« , avec notamment, le versement de pénalités financières par les administrations ne respectant pas les règles de nomination paritaire et utilisation de ces fonds pour financer des formations et des actions en faveur de l’égalité professionnelle. Cet engagement fait directement écho aux préconisations du rapport « Où est l’argent pour les droits des femmes »;
  • « Garantir les droits des femmes et promouvoir leur accès aux responsabilités professionnelles« , avec, par exemple, la réalisation d’une étude régulière sur la conciliation entre vie professionnelle, familiale et personnelle.

Au programme donc, quelques nouveautés, mais surtout beaucoup de soutiens et de valorisation apportés aux actions déjà mises en places ou engagements connus. Concrètement, ce P.I.E.P. :

  • renforce les COMEEP (Contrats pour la Mixité des Emplois et l’Égalité Professionnelle – Aide au financement de plans d’action et de mesures favorisant la mixité des emplois) ;
  • soutien les plans de formations et de sensibilisations à l’égalité femmes – hommes, tant pour les collectivités que pour les entreprises ;
  • valorise les actions de promotion de la mixité et de l’articulation entre la vie professionnelle et la vie personnelle et familiale ;
  • réaffirme l’objectif de 40 % de femmes dans les C.A. des entreprises, en 2017.

 

Enfin, plusieurs actions et évènements, dédiées spécifiquement à l’égalité professionnelle, et s’inscrivant dans l’une des 3 priorités du PIEP, sont organisés durant toute la semaine (vous pouvez les découvrir ici).

Égalité is coming ! 😉

Un commentaire sur “L’égalité professionnelle : soutien, valorisation et transversalité

  1. au delà du salaire, l’égalité hommes – femmes au travail passe aussi par la conciliation vie professionnelle – vie privée qui permet de gérer efficacement les multiples responsabilités du salarié au travail, dans son foyer et dans sa communauté, tout en maintenant sa bonne santé physique et psychologique.
    Il s’agit de créer de la souplesse dans les rythmes et les structures de travail et de proposer des services aux salarié(e)s.
    voir ” L’amélioration de la qualité de vie au travail ” : http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/psychologie-du-travail/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=163&dossid=472

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