Nous nous sommes quittés il y a deux semaines en proie à l’un des jeux psychologiques auxquels nous jouons plus ou moins souvent, le triangle dramatique ou triangle de Karpman. (l’article est à retrouver directement ici)

Alors comment sortir de ce jeu « malsain » ?

Comme pour toute situation, nommer ce qui se passe permet de la faire exister. Nommer le jeu, les rôles de chacun, l’inconfort dans lequel sont les joueurs… permet de donner vie au mal-être.

Vient ensuite l’évaluation de la situation que nous pouvons faire.

Y a-t-il équilibre dans la relation ?

Si je me retrouve en situation : « je suis OK mais l’autre n’est pas OK », le déséquilibre me renseigne sur le fait que je suis en train de m’installer dans l’un des rôles, du sauveur ou du persécuteur (variable en fonction de l’intensité du « pas OK »)

Si je me sens en situation « je ne suis pas OK mais l’autre est OK », attention, je suis peut-être en train de m’installer dans le rôle de victime.

Dès que l’un des protagonistes se sent inférieur ou se sent supérieur, le triangle se dessine et prend vie.

Le moyen le plus radical d’en sortir est alors la fuite !

Courage fuyons !

Qui pour l’heure n’est pas un aveu de faiblesse mais plutôt le refus de rentrer dans le jeu. Cette attitude risque de résoudre momentanément le jeu mais peut-être pas la situation !

Cette solution reste cependant la meilleure pour se sortir d’une situation faite de ressentiment, d’émotion, de jugement, bref construite sur un déséquilibre et forcément blessante pour l’un ou les protagonistes.

Il existe un plan B, plus élaboré, et un peu plus technique aussi ! Ce plan nécessite l’implication conscientisée de tous.

  1. Les protagonistes ressentent l’inconfort de la situation et souhaitent un changement.
  2. Les protagonistes identifient le rôle de chacun.
  3. Les protagonistes communiquent sur la forme de la relation et non sur le fond (qui dans un premier temps sera mis de côté) sans jugement, ni émotion.
  4. Les protagonistes identifient l’intention positive de chacun, puis retournent dans le fond de la situation.

Vous l’aurez compris ce cheminement ne s’improvise pas, mais il se cultive. Que ce soit en entreprise, grâce au feed back (que nous prônons dans chacune de nos interventions) nécessaire à chaque réunion, chaque échange, chaque rendez vous … ou que ce soit en famille, entre amis ou même en couple.

Prendre le temps de faire un détour sur la forme de la situation pour se réapproprier le fond est le meilleur moyen de ne pas s’installer dans un triangle dramatique et d’aller au bout du fond de la situation.

Sortir du triangle dramatique ou triangle de Karpman…

Ou le chemin du bonheur !

 

Une autre façon d’aborder le sujet :

sortir-du-triangle

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