Quand on est con on est con chantait Brassens. Le verbe être est un verbe d’état. Il s’inscrit dans le définitif, le permanent. Il fossilise la pensée. Il enferme dans des boites par définition trop étroites Ainsi le turc est fort, l’allemand discipliné, l’espagnol fier… la litanie peut durer. On sait bien que lorsque qu’on dit de quelqu’un qu’il est beau tout est relatif en fonction de critères culturels et historiques pour le moins variables même si « la laideur a quelque chose de supérieure à la beauté c’est qu’elle dure » tempère Gainsbourg.

Alors l’usage du verbe être en Process com est un raccourci de la pensée, une caricature du modèle, un piège pour le qualifié et le qualifiant, une facilité d’usage qui limite l’échange.

Personne n’est empathique ou promoteur, rebelle ou rêveur. Oui notre base colore tous les comportements de notre vie d’adulte .Oui nous avons besoin de nous ressourcer dans notre base (le fameux naturel et son retour au galop). Mais ce qui fait notre personnalité, c’est l’usage que nous faisons des autres énergies/ profils à notre disposition, c’est ce qui, à la fois, favorise notre processus de socialisation et fait de nous un être unique.

Je ne suis pas mes comportements, j’ai des comportements en lien avec ma propre histoire et l’appropriation des schèmes associés à chacun des profils ….qui pour partie définissent qui je suis. 

Mais ça c’est une autre histoire !

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